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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:12
Le retour de moi

Comme vous êtes censés le savoir, je suis retourné en France cet été!

En voilà une bonne occasion de remettre le couvert sur mon blog, hein?

Alors, pourquoi maintenant, après plus de 4 ans? Et bien c'est très simple:

  • 4ans, c'est vraiment très long
  • je voulais rentrer pour les fêtes de 2011 au départ, mais un évènement totalement inattendu est arrivé:
  • mon frère a annoncé qu'il allait se marier au mois de juillet 2012, le 20 pour être précis
  • le 20 juillet, il se trouve que c'est aussi mon anniversaire, donc il fallait rentrer
  • je voulais débarquer en France le 14 juillet, donc il valait mieux que ce soit en juillet
  • non, je n'ai plus d'autre raison à la con, les vraies ont été épuisées depuis longtemps en fait...

Du coup, hop hop hop! On se prépare, la petite famille (sans la domestique tout de même) doit arriver en France.

Organisation

Pour l'organisation, que nous fallait-il:

Rien pour moi, rien pour le bébé (ben oui, elle est Française, quoi!), aaaah! Un Visa pour Madame (gulp! pas toujours évident, hein! cf certains de mes articles en Chine)

Et accessoirement: trouver ce qu'on va bien faire de la domestique pendant les vacances...

Le Visa

C'est moi qui prépare le dossier de demande de visa de Madame. Je fais bien attention hein! Parce que des fois ils sont tatillons dans les ambassades...

D'ailleurs, pour être sûr de ne pas avoir de problème, je l'accompagne à l'ambassade, avec le dossier de demande de Visa court séjour et tout le reste. Faut dire qu'il faut 1 mois pour obtenir le rendez-vous, et que si ça passe pas, et bien c'était trop tard!

Ben en fait, j'ai un peu stressé pour rien. Après consultation du dossier et des précédents visas accordés à ma femme (rappelons qu'elle a eu par le passé un visa 3 ans quasiment par geste commercial...), ils lui ont changé direct la demande en visa 3 ans, et l'affaire était réglée en 1 semaine.

À Singapour, même l'ambassade de France est efficace!!

Et pour la domestique?

Et bien on l'a remise à l'agent qui nous l'avait "fournie": hop, vacances!

Et non, je n'ai aucun remord à ne pas lui faire profiter de mes vacances en France, si ça vous choque je vous invite à: lui payer son billet d'avion, lui faire son dossier de visa, et accessoirement vous démerder avec l'URSSAF parce qu'elle est officiellement mon employée mais qu'elle n'est enregistrée nulle part chez nous, et ça, c'est le bordel!!

Le détail qui tue, c'est...

Le bébé! Ben oui, elle a moins de 2 ans, la dernière fois qu'elle a pris l'avion, c'était il y a 1 an, sur une distance 2 fois plus courte, et ça s'était pas trop mal passé (sans moi en plus).

Donc péripétie n°1:

Le trajet en avion

Nous avons voyagé avec Air France, vol direct depuis Singapour, dans le fameux A380.

Plusieurs observations: c'est pas une blague, il est vraiment énoooorme! L'aménagement intérieur n'est pas le même dans tous les appareils, à l'allée, l'escalier entre les étages (rappelons qu'il y a 2 étages!) est en colimaçons, et facilement accessible. Au retour, il était droit et moins accessible.

Pourquoi je parle de l'escalier? Ceux qui posent la question n'ont vraisemblablement pas d'enfant en bas âge!!

Il y avait beaucoup d'enfants dans cet avion. Mais nous avions les places avant, là où on peut étaler ses jambes comme un goret, et accessoirement, fixer un berceau pour les tout-petits. D'ailleurs, un autre couple à côté de nous se le fait poser pour installer un petit bout de choux.

Puis l'hôtesse s'occupe de nous:

"Elle pèse combien cette petite?
-Je dirais qu'elle doit bien être à 11kg là.
-Oui, c'est ce qu'il me semble. Le problème, c'est que le berceau est limité à 10kg, je ne peux pas installer d'enfant plus lourd.
-Ah. On la met où alors??
-Et bien... sur vos genoux!"

Et oui, 14heures avec notre chère petite sur les genoux. Ça fait rêver, hein? Mais non, ça c'est rien.

Les bébés ont droit à une ceinture spéciale: vous la passez dans la vôtre, et ensuite autour de leur taille. On attache donc bébé à sa maman (pas que je me débine, mais elle colle vachement plus sa mère hein!).

L'avion commence à rouler. Le bébé à côté se met à pleurer. La nôtre lui lance des regards effrayés, et ce qui devait arriver arriva: dans un Chinois très approximatif, elle nous dit:

JE VEUX SORTIR!

Et nous avons pensé très fort:

Et meeeeeeeeerde!

"Toute à l'heure ma puce! (plus que 14heures, ma puce...)"

Et cette situation a pas mal résumé le voyage: quand bébé pas content, bébé pas lâcher maman. On a eu quasiment 14heures de bébé pas content.

On a pris l'avion vers 23h, donc elle a fini par s'endormir, dans les bras de maman. Ensuite maman a commencé à avoir mal partout (faut dire qu'elle ne se distingue pas par sa délicatesse, notre petite, même quand elle dort). Donc elle passe la main à papa. Ah ben non. Sixième sens du bébé, imbattable: dès que maman essaie de la donner à papa, elle se réveille, commence à crier, et se calme aussi sec quand sa mère la reprend bien en main.

Il a donc fallu attendre que mademoiselle finisse sa nuit pour que sa mère puisse enfin se dégourdir les jambes, et se détendre un peu.

Chez nous, elle est dehors tous les matins, tous les jours! Dans l'avion, c'était vachement plus compliqué de l'emmener dehors. Mais cet avion là a un truc: il a un escalier!!

Environ 23 ou 24 montées et descentes plus tard, elle est enfin calme, ne demande plus à sortir, et s'est bien dépensée!

Rien de plus à dire sur le reste du voyage. Dites-vous que les enfants sont complémentaires des adultes: eux, ils aiment les turbulences, et ils aiment le petit choc à l'atterrissage. Quand c'est calme, ils s'emmerdent royalement.

Bilan du trajet:

Papa: ok, on tient!
Bébé: aucun problème!
Maman: sur les rotules, ou ce qu'il en reste...

Mais l'important, c'est qu'on soit arrivés, non? Hein ma chérie? Non, non, ne te sens pas obligée de répondre...

Bonjour Papa! Bonjour Maman!

À l'aéroport, retrouvailles! Bon, ils étaient venus nous voir en mars (si ma mémoire est bonne), hein! Mais retrouvailles quand même! On file en voiture vers notre ch'nord (enfin, le nôtre: moi et mes parents, vu que Amélie n'était jamais venue en France, et ma femme n'est pas Française...).

Amélie en a profité pour redormir un petit peu et achever de se décaler complètement. Sa mère a dormi un peu aussi, ce qui lui a permis de totaliser 30min de sommeil en plus de 30h, et j'ai roupillé un peu aussi.

J'ai enfin pu découvrir leur nouvelle maison. Figurez-vous que mes parents ont déménagé depuis 2008. Ah, on se casse un p'tit moment et voilà que tout est chamboulé au retour, dis-donc!

Amélie découvre donc son nouvel environnement: grand jardin (ça ça va lui plaire), et surtout: une balançoire! Elle ne s'en lassera jamais durant tout son séjour...

On passera une semaine chez mes parents.

Alors évidemment, j'ai revu des potes (pour ceux que je n'ai pas revu(e)(s): ben désolé, mais 1 semaine c'est court et ça a été un peu speed, de la famille, et on a quand même fait un peu de shopping pour profiter de la France. Non, ne me demandez pas, faut pas poser ces questions là à un ingénieur ; ma femme vous expliquera que les vêtements proposés en France sont de meilleurs goûts qu'en Chine ou à Singapour, et que pendant les soldes, on réussit l'exploit d'être moins cher que la Chine! sans déconner, hein!

Et à la fin de cette semaine, on a bien entendu terminé par l'évènement qui nous a fait déplacer (rien que ça tout de même!):

Le mariage de mon petit frère!

On connaissait la mariée (tout de même): donc Juliette, si tu lis ceci, non, je ne t'ai pas omise du titre du paragraphe parce que je suis un mufle, mais parce que je suis une feignasse, et qu'un titre plus court s'adapte mieux aux petits écrans... je ne suis donc pas un mufle, mais ton beauf!

Alors que dire? Et bien vous êtes tous déjà allés à des mariages, non? Et bien là c'est comme d'habitude: un bébé qui braille pendant la cérémonie (à la mairie), sauf que pour moi y'avait un truc nouveau, d'habitude c'est pas le mien qui braille, donc je nous ai virés de la salle et je l'ai calmée dehors j'ai supporté son caractère de m... à l'écart.

Ensuite, direction le resto, où pour respecter une autre tradition dans un mariage bien de chez nous, on perd des cousins qui viennent de loin, et dont le téléphone ne répond plus et qui avaient reçu des explications foireuses sur le chemin à suivre: merci XXX de leur avoir indiqué quelle direction prendre à ces deux ronds-points qui n'existent plus ; et encore, je suis gentil, je ne balance pas (P: ce sera 50€ la journée de silence jusqu'à la fin de tes jours...).

Le reste ne fut que apéritif, longues discussions de rattrappage (ben oui, pensez à toutes ces têtes que vous ne voyez jamais sauf pendant les mariages et réunions de famille, puis pensez à celles que vous voyez normalement plus souvent que pendant les mariages et réunions de famille, puis dites-vous que je n'ai participé à aucun mariage ni réunion de famille depuis 4ans...), encore une petite coupe, une bonne bouffe avec les cousins qui sont arrivés 1h après tout le monde après avoir galéré à mort à cause de ce putain de rond-point qu'ils n'ont jamais trouvé et en plus le portable avait plus de batterie.

Nous avons cependant été épargnés par certains autres classiques dans les mariages:

  • le mec bourré qui plombe l'ambiance
  • le mec qui finit aux urgences (ou mieux: le mec est en fait une fille, qui se trouve de surcroît être la mariée, n'est-ce pas J?)
  • les parents d'une partie qui tentent de se barrer discrètement avec l'urne à enveloppes (vécu, mais pas dans la famille, c'étaient les parents d'un pote, super classe!)

Donc, c'était un beau mariage, quoi!

Bon, cet articles est déjà trop long et j'ai mis plusieurs semaines à l'écrire! Et j'ai pas mis une seule photo.

Donc j'arrête là pour celui-ci. Le prochain, ce sera sur notre voyage en Allemagne

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:23

Après des années d'exil dans des contrées lointaines aux périls innombrables, et... euh... enfin, après quelques années à l'étranger quoi!

Bon! Bref! Je veux dire que j'étais dans des pays 'achement loin de chez nous ou plutôt chez vous, vu que moi j'y habite plus... du coup peut-on dire que je suis loin si en fait je suis chez moi et c'est ce chez moi qui est loin??

Toujours est-il que nous allons passer quelques jours en France, et ça ça va faire plaisir.

Rendez-vous donc en juillet à tous ceux qui seront sur Lille!

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 16:25

Nouvelle maid

 

Comme les lecteurs assidus de ce blog (donc en fait Anne-So et... ah non! ma mère ne lit plus non plus...) doivent le savoir, nous avons viré notre précédente aide à domicile/femme de ménage/esclave rémunérée.

(J'ai la flemme pour mettre un lien, cherchez l'article vous-mêmes!)

 

Et bien nous avons quelque peu galéré pour en embaucher une autre, et pour cause:

Dans le contrat, nous avons droit à un remplacement sans frais d'agence supplémentaire (bon, y'a quand même les frais de visite médicale, permis de travail, tout ça, mais ça reste vachement moins!).

 

Pourquoi on a galéré?

Simple: si on cherche une remplaçante, c'est qu'on est déjà lié à l'agence. Il vaut mieux donner les "bonnes" recrues aux nouveaux clients qui eux peuvent aller voir ailleurs si l'offre ne leur plait pas sans aucun frais.

 

Noooon! Ils n'oseraient pas tout de même?!

 

Attends voir:

 

Maid choisie par nous n°1: une birmane, déjà à l'agence

Entretien par webcam. On dit de suite à l'agent qu'on la recrute, malgré son Anglais très très limité (ça s'apprend sur le tas, va!)

"Ah mais attends! Faut voir si elle est d'accord aussi. Je vous rappelle dans 10min"

30min plus tard, on rappelle

"Nan mais elle a pas encore vraiment répondu là..."

15min plus tard, on rappelle encore

"Juste un peu de patience, le temps qu'on lui explique!"

5min plus tard, l'agent rappelle

"Finalement, elle préfèrerait travailler pour garder des personnes âgées que des enfants"

Et il a fallu 50min pour lui poser la question?

Non, mais pour appeler l'autre famille qui l'avait eue en entretien, lui mettre un ultimatum, et attendre leur réponse, il a fallu ça! Quelle coïncidene, ils ont une personne âgée qui a besoin d'une aide permanente pour la vie quotidienne.

 

Maid n°2: Ah non, c'est pas possible, elle est dispo la semaine prochaine mais en fait dans 4 mois

 

Maid n°3: Ah non, c'est pas possible, pask'en fait finalement sa famille veut pas la laisser partir, ils ont besoin d'elle.

 

Maid n°4: Oh zut! On avait pas vérifié, mais elle a été refusée par le ministère de l'immigration en septembre 2011, et il faut attendre un an avant de se représenter (mais personne n'a jamais pu vérifier ça avant, bien sûr!)

 

On a quand même réussi à recruter celle-là. Je pense que le facteur principal c'est: elle est dispo, et il n'y a aucun nouveau client en vue. À moins que ce soit la grosse gueulante de ma femme après la quatrième maid (qui avait été confirmée et reconfirmée dispo dans 2 semaines, on avait même envoyé une partie se son prêt en avance!)

 

Nous sommes donc allé chercher notre nouvelle recrue ce samedi, dans les nouveaux locaux de l'agence, qui a déménagé pour "mieux rendre service à ses clients". Ils sont maintenant en centre-ville, donc vachement plus loin de nous qu'avant, et ont remplacé leur large espace RdC (en fait, un magasin au départ) par un petit appartement très étriqué au deuxième étage d'un bâtiment sans ascenceur avec une entrée si minuscule que j'ai dû porter la poussette à bout de bras pour croiser le vélo dans l'entrée. Ensuite on a porté la poussette et le bébé en haut des deux étages dans un escalier conçu par un alpiniste.

Le nouveau service est effectivement là: service fitness inclus à chaque visite!

 

Mais c'est pas grave: c'est un grand soulagement et une nouvelle période de stress qui commence.

 

Soulagement: ça faisait des mois qu'on se demandait quand on allait trouver, et dois-je vous rappeler que tant qu'on aura pas une maid de confiance à la maison, ma femme ne cherchera même pas de boulot?

Stress: Si elle est comme la précédente, on n'a pas fini d'en chier!!

 

Alors ça fait une journée et demi, et pour l'instant ça se passe bien: elle est plus souriante et a une attitude bien plus respectueuse que l'autre. Elle semble avoir été correctement formée de ce côté là. Et elle s'entend déjà très bien avec le bébé (mieux en une journée que l'autre en 3 mois, tout de même!).

 

Nous avons changé d'approche: nous avons évité les maids expérimentées qui auraient échangé tous les "trucs & astuces pour faire chier ton patron" et opté pour une débutante ou presque:

27 ans, Indonésienne, 2ans d'expérience en Malaysie.

Seul hic: son Anglais est encore une fois très limité. Elle apprendra sur le tas! Elles font toutes ça...

 

Je touche en ce moment du bois: pourvu que ça dure!

 

Aujourd'hui, si ce n'est pas encore fait: tu te lèves et tu vas voter!

Et ouai, c'est rabat-joie, mais c'est comme ça.

Et si tu veux me faire encore plus plaisir, tu vas voter sans penser deuxième tour, et sans tenir compte de cette absurdité que sont les sondages et les votes "utiles".

Ici, c'est fait. Et il y avait du monde aux urnes à l'Ambassade de France à Singapour. Alors pas d'excuse en France!

Hop hop hop! On y va!

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 02:39

Aujourd'hui nous venons de terminer une nuit au cours de laquelle notre bébé, légèrement enrhumée et donc indisposée, a catégoriquement refusé de dormir ailleurs que dans nos bras, et à la seule condition que nous la bercions, sous peine de pousser des hurlements stridents sans s'arrêter. Le relais s'est bien passé, mais contrairement à elle, nous n'arrivons pas à dormir à côté d'une chaise à bascule qui grince ou d'un homme qui fait les cents pas avec le bébé dans les bras.

 

Pour notre nuit blanche et nos dos cassés, à moi et ma femme: Vie de merde!

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:31

Chose promise, chose (rapidement) due:

 

Je vais vous parler du Laksa.

 

Bon, alors d'abord, il faut savoir quelques bricoles sur mes goûts culinaires:

En Chine, ce que je préférais, c'était les barbecues au coin de la rue, les malatang (genre de fondue chinoise, mais pas comme celle que j'ai montrée hier), et tous ces trucs là.

Comprenez que je ne me jette pas forcément sur la grande cuisine locale...

 

Le Laksa est un plat populaire à Singapour. On en trouve dans tous les foodcourts pour 3 ou 4SGD.

 

Il existe plusieurs sortes de laksa, mais je ne vais aborder que celui que je connais, qu'on trouve ici partout, voilà.

 

Mais que met-on donc dans un laksa?

 

Et bien il s'agit d'une soupe de lait de coco au curry avec des nouilles blanches épaisses (on peut mettre autre chose, mais c'est ce que c'est censé être, voilà) et du coriandre vietnamien (qu'on appellera ici "laksa herb"...)

Dedans, une variété de composants et d'ingrédients, qui peuvent évidemment changer un peu d'un endroit à l'autre: un oeuf dur, du tofu, du soja, des crevettes, des tranches de boulettes de poisson (enfin, un truc qui m'y fait penser en tout cas...), etc. et le plus souvent (un composant essentiel pour votre serviteur!): des coques CRUES.

 

Oui, des coques crues. Vous mangez des huîtres crues, et bien c'es quoi le problème si c'est des coques? On les jette au sommet de la soupe dans le bol à la fin, donc elles ne cuisent pas dans l'eau, tout juste sont-elles réchauffées.

 

Et voilà (photo tirée d'un site qui présente un resto en Malaysie, que vous atteindrez en cliquant dessus, mais c'est ce type de laksa qu'on trouve à Singapour, je trouvais la photo réussie,et je n'en ai pas moi-même):

 

 

LT0911RE010_web.jpg

 

Voilà!

 

Et bon apétit à toutes et à tous!

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 18:29

J'aurais dû écrire cet article (ou en faire une série?) quand j'étais en Chine.

Mais voilà, les choses sont ce qu'elles sont, je vais vous montrer ça ici.

 

Dimanche dernier, on est allé au resto (Ma première voiture n'était pas une Peugeot, je ne sais pas pourquoi je pense à ça d'un coup... allez tous revoir La Cité de la Peur et vous me ferez mon portrait psychologique après!)

 

J'avais envie d'une bonne fondue chinoise, bien épicée, comme ça me manquait. Pas qu'on en ait jamais faite à Singapour hein! On en a déjà fait, à la maison, mais voilà, moi je pense avec mon estomac, et mon estomac avait envie de fondue.

 

Mais qu'est-ce donc qu'une fondue chinoise?

Quand on fait ça en France, voilà ce qu'on prépare:

-un bouillon aromatisé (bouillon de poule, de boeuf, n'importe hein!)

-de la viande crue, variée (boeuf, agneau, veau, etc.)

-des crudités

-un assortiment de sauces toutes plus légères les-unes que les-autres

 

On utilise une petite fourchette pour empaler les morceaux de viande un à la fois, on fait cuire dans le bouillon, et on les mange avec la sauce. Un morceau qui cuit, un dans l'assiette, et ça tourne.

 

Et c'est très bon. Mais ce n'est pas vraiment ça, une vraie fondue chinoise!

 

D'abord, les Chinois ne mangent pas de légumes crus! Donc, on enlève les crudités!

"Hein? Ils ne mangent que de la viande??"

Meuuuh non, voyons! Ils mangent même plus de légumes que de viande!

 

Mais eux, ils ont besoin de ça:

-un bouillon aromatisé avec plein de trucs dedans, ils proposent plusieurs parfums: poulet (comme chez nous), épices (pimentés, faut être un peu accroché hein!) ou autre ; dimanche on a fait très original, mais je ferai un autre article pour expliquer, pour les connaisseurs: sauce Laksa (l'article sur le Laksa, je ne l'ai pas encore écrit quand j'écris celui-ci, voilà!)

-plein de viandes, légumes, champignons, oeufs de cailles, nouilles, tofu, poisson, fruits de mer, ... PLEIN DE TRUCS!!

-des sauces, mais rien à base de mayonnaise, par exemple: sauce sésame, dans laquelle on aura mis des piments, de l'ail, des fines herbes, PLEIN DE TRUCS!

-pas de fourchette individuelle: on balance tout dans le bouillon en bordel (bon, on est pas bête non plus hein, faut pas que ça déborde, et on sait que la viande cuit plus vite que les patates!!), y'a pas de "ton morceau, son morceau, mon morceau": si vous voulez des champis, ben mettez-y une bonne platrée de champis, vous en récupérerez bien un peu

 

Et c'est super bon aussi! Et en plus, le goût change un peu à chaque fois: ben oui, si aujourd'hui vous avez mis la blinde de fruits de mer, ça aura pas le même goût que si vous avez mis la blinde d'abats (on peut y mettre des tripes, du foie, des gésiers de poulet, des... PLEIN DE TRUCS!!)

 

Et voilà à quoi ça ressemble:

 

2012-04-01-19.32.09.jpg

 

Et pour vous prouver que c'est un plat familial:

 

2012-04-01 19.32.16

 

Une bonne fondue, y'a pas à dire, c'est rudement bon!

 

Note aussi vachement importante:

La plupart des restos qui font ça proposent les plats à volonté. Il s'agit donc d'un des meilleurs rapports quantité-prix qu'on puisse trouver. Et c'est boooooon!

 

Prochain article... arf! Maintenant que je vous ai écrit "Laksa", mon estomac a une forte envie de Laksa. Y'a donc de bonnes chances qu'on en reparle bientôt!

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 10:11

Note:

Je me suis rendu compte que cet article était à l'abandon dans le dossier "Brouillons" alors que l'histoire a quasiment un mois maintenant!

Donc voilà, je le finis maintenant... Tout ça se passe à mon retour de mon voyage business épique.

 

Prenez l'avion pendant 25h, sans coton tige, avec la clim à fond, comme dans tout avion commercial qui se respecte. Appréciez en particulier le couple à côté de vous qui se passe une crème étrange toutes les 5min sur les mains qui fait je ne sais pas quoi sur les mains et dégaze un truc qui vous brûle le nez et les oreilles comme pas permis.

 

Aaaah! Enfin de retour à la maison. Une petite gêne dans les oreilles que vous attribuez à l'avion.

"Ben vas voir un médecin!"

Bien sûr! Prochaine fois que j'éternue j'appelle les urgences aussi (ah les femmes, j'vous jure!).

 

Quelques jours plus tard, votre oreille droite commence à se boucher. Pas très grave, sans doute à cause de l'avion, ça va passer

"Mais vas voir un médecin!!". Bazar! Je ne vais pas me faire prescrire des cotons-tiges aussi!!

 

Quelques jours encore, et en fait, ça passe pas, et vous n'arrivez plus à la déboucher simplement au coton-tige et un peu d'eau.

"Tu vas devenir sourd! Tu dois aller voir un médecin!" (commence à me gonfler...)

 

Le lendemain, vous êtes quasi sourd d'une oreille. Pas de panique, sans doute un bouchon de cerumen formé pendant le vol que vous avez poussé petit à petit avec le coton-tige. Ça se dissoud à l'eau chaude ces trucs là.

"Tu fais des bêtises! Tu devrais aller voir un médecin!

-Raaah! Depuis quand t'es experte en oreille?!"

 

Le soir même, donc, traitement répété à l'eau chaude: on laisse mariner, et on éponge. Bon, c'est toujorus pas débouché, on recommencera demain.

 

Le lendemain matin, au réveil, et ben ça fait VRAIMENT mal à l'oreille, et inutile qu'on vous parle de ce côté: vous n'entendez rien tellement c'est bouché.

 

Vous allez donc directement chez le médecin encouragé par "je t'avais dit d'y aller plut tôt!!" de votre moitié...

Le médecin se fout de votre gueule, parce que c'est pas du tout un bouchon de cerumen mais une infection, et mettre de l'eau chaude, ça ne fait qu'empirer le truc (ouai, j'avais remarqué...).

 

Antibiotiques et gouttes à mettre dans l'oreille. Retour à la maison (trop mal, pas le courage d'aller bosser). Sourd d'un côté maintenant. Vous tournez la tête quand on vous parle pour entendre "je t'avais dit d'aller chez le médecin plus tôt!!" et vous vous dites que finalement ça valait pas le coup de tourner la tête...

 

Bon, allez: une petite sieste pour être d'attaque pour l'après-midi et retourner bosser.

 

Vous vous réveillez à midi et ça va pas franchement mieux. "C'est normal! T'aurais pas dû mettre de l'eau, mais t'aurais dû aller chez le médecin plus tôt". Finalement ça aurait été mieux d'avoir les 2 oreilles bouchées en même temps.

Hop, on mange. J'irais bien me recoucher en fait;

"Ben vas-y (...) N'empêche que si t'étais allé voir le médecin plus tôt..."

 

Réveil à 15h. Devinez quoi? Ça va toujours pas mieux...

"Si t'étais allé voir le médecin plus tôt..."

Là vous tournez la tête et appréciez enfin, pour une fois, les vertus de la surdité.

 

C'est l'heure de remettre des gouttes. J'ai toujours mal.

"Je comprends pas pourquoi t'es pas allé voir..." hop! tournement de tête! Je deviens rapide en plus!

 

On se recouche.

Réveil à 20h15, douleur insupportable.

Heureusement le médecin -que j'aurais dû aller voir plus tôt- est là jusque 20h30.

Admissions fermées. Il me prend quand même vite fait. "Ah ben oui je me demandais pourquoi vous ne vouliez pas d'un arrêt de travail. Normalement ça fait très mal ces trucs là!". Sans blague? Médocs plus chargés.

 

Il aura fallu 3 jours avant que la douleur me permette de me concentrer. "Tu vois, t'as perdu 3 jours alors que si t'étais allé chez le médecin plus tôt" Ouf! L'oreille est toujours bouchée, je peux esquiver la fin de la phrase en tournant la tête.

 

Il aura fallu une semaine complète pour que l'oreille se débouche complètement et que ma femme arrête de me harceler à coups de médecin à aller voir.

 

Moralité: allez voir le médecin plus tôt, 'spèce de [tuuuuut]!!

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 11:00

Pour raisons de boulot, j'ai fait un petit tour aux États-Unis. Rien d'extraordinaire, une petite semaine de boulot.

Non, ce qui a été extraordinaire, c'est plutôt tout ce que j'ai eu autour.

 

Commençons par le commencement. Mon entreprise est américaine, HQ au Texas (ça arrive aux meilleurs).

Vu que je n'avais jamais rencontré mes collègues ni mon nouveau chef, ce dernier décide qu'il est temps de me faire faire une petite visite, et synchroniser ça avec quelques "évènements" locaux

 

Dans la suite de cette histoire, vous comprendrez que les mails qui s'échangent sont en réalité en Anglais. Ce n'est même pas une traduction litérale puisque je ne les ai pas sous la main là de suite, mais j'essaie de retranscrire ça du mieux que je peux.

 

Étape1: "J'espère que t'as déjà une carte de crédit de la boite".

 

C'est ce qu'il m'a envoyé par mail pendant la réunion tél pendant laquelle on a décidé ça: moins de 2 semaines avant départ effectif.

Ah ben non, j'en ai pas. Pas eu besoin jusque là, figurez-vous.

 

Pas grave: la procédure est automatique et en ligne, qu'on me dit.

Ah ben non, pas à Singapour...

 

Faut remplir un formulaire, l'imprimer, le signer, l'envoyer en interne pour validation, qui le renverra en Chine, où la carte sera créée (logique, pour une AMERICAN Express), renvoyée ici, et là je l'aurai.

 

C'est là qu'on commence à rigoler, parce que règlement interne et habitudes américaines obligent: je ne peux ni acheter mes billets d'avion ni réserver les hotels sans cette carte.

 

Pas grave, on mobilise un peu les collègues pour m'aider. On imprime, on signe, on scanne, on maile, on envoie des annonces générales pleines de "urgent" "de suite" et "dans l'heure".

 

Et c'est toujours dans ces moments là qu'on a affaire à la fin à "une flèche": le mec qui va effectivement gérer le dossier côté banque.

"Monsieur, nous vous remercions de l'intérêt [blablabla t'as un contrat avec nous connard on sait tous les deux que je n'ai rien demandé et que je ne peux pas prendre la carte ailleurs!!]"

Je vous passe un peu, venons-en au plus intéressant:

" Vous nous faites savoir que vous avez besoin de cette carte pour préparer un voyage d'affaire aux E.-U. dans les deux semaines. La procédure normale pour obtenir une carte est de 10jours ouvrables. La procédure accélérée est de 5jours ouvrables, moyennant des frais [blablabla]". Ces frais sont de 50SGD, soit genre 30€, je pense qu'on ne va pas couler la boite.

Mais surtout, reformulons en sens plus commun:

"La carte, je te la fais trop tard ou juste dans les temps? Parce que trop tard, c'est moins cher!"

 Je crois que la question a pour fonction utile de perdre encore un peu de temps vu que le mec est loin et que je ne passe pas ma vie devant mes mails dans un bureau.

 

Mais c'est pas grave, on y arrive."en urgence, connard, tu percutes!?" C'est ce que je voulais écrire au début, mais considérant le pouvoir de nuisance de mon interlocuteur, j'ai préféré une formulation plus aimable. Je l'aurai un jour, va!

 

On m'informe effectivement le mercredi suivant que la carte vient d'arriver dans les locaux de la boite, sauf que je n'y suis pas. Aucun souci, je passerai le jeudi matin, et je peux contacter l'agence de voyage qui bosse avec la boite le jour-même.

 

Aaaah! L'agence de voyage.

 

Étape 2: L'agence de voyage

 

Je ne mettrai pas leur nom ici (quoi que je devrais peut-être). Mais je peux vous raconter leurs exploits.

 

Alors: comme je disais, je leur envoie un mail le mercredi soir qui détaille mon parcours. Le jeudi matin, fort de ma carte en main, je complète mon "profil client" en ligne (ça passe par le site de ma boite, rudement bien connecté tout ça!).

Le jeudi après-midi, je les appelle pour m'assurer qu'ils ont bien vu mon profil et ma requête et que si y'a un problème, merci de me contacter illico. Aucun problème Monsieur, ma collègue est déjà sur votre dossier, on vous tient à jour rapidement.

 

Vendredi: aucune nouvelle

Samedi: aucune nouvelle

Lundi: aucune nouvelle, je lâche un petit mail en coup de vent histoire de leur rappeler que j'existe et que j'ai du mal à croire qu'il faut 4 jours pour commander 3 billets d'avion et réserver 2 hôtels.

Mardi matin: aucune nouvelle, je les rappelle donc, d'humeur que je qualifierais pas de "fort bonne". Là ils m'ont fait le coup du "mail qui est déjà parti mais je ne l'ai peut-être pas reçu?" "Je vous le renvoie de suite, Monsieur".

2h30 plus tard je reçois le mail "qu'il était déjà prêt voyons!".

Je parcours vite fait (paske j'ai pas que ça à foutre, par contre, faut se bouger pour confirmer tout ça: je suis censé partir dimanche au plus tard!!).

 

Je penche d'abord sur la première petite note:

"Monsieur, vous nous avez dit vouloir rentrer au plus tôt via un vol partant le 24 à 20h. Il n'y a aucun vol disponible le 24 en soirée. Voulez-vous prendre un vol le 25 au matin?

-Non, connasse, je veux vraiment partir un 24 au soir, mettez-moi à l'hôtel un mois de plus! [Backspace]^92

Oui, puisque je vous ai demandé pas avant le 24 au soir, et qu'il n'y a rien le 24 au soir, le 25 au matin correspond à ma requête. Je prendrai donc le vol qui part le 25 au matin.

 

Je reste perplexe devant la deuxième petite note en commentaire:

"Pour le dernier vol, vous êtes confirmés en Première Classe, on essaie encore d'avoir un billet Classe Affaire mais c'est pas sûr qu'il y en ait de disponible."

 

Classe affaire?? Mais c'est quoi ce bord...

Bon, en même temps, c'est l'agence avec qui la boite (21000 employés dans le monde) travaille exclusivement, ils doivent avoir l'habitude quand même. Plus que moi au moins...

Dans le doute, j'appelle un collègue, qui s'étonne mais m'avoue qu'il n'a plus voyagé pour la boite depuis des lustres, et me dit qu'il va contacter le service Finances, pour voir.

Milieu d'après-midi, le couperet tombe: les employés ne doivent voyager qu'en Classe Économique, sauf autorisatin explicite, exceptionnelle, et avec justificatif du manager (qui lui-même devra expliquer ça à sa hiérarchie). Aaaaaaah.

 

Donc je rappelle l'agence qui commence déjà à me les briser pour leur dire que je ne veux aucun vol qui ne soit pas en classe éco. Mes collègues m'ont ensuite tous fait la vanne "t'aurais dû rien dire!!". Enfin, tous sauf mon chef, je me demande pourquoi...

 

Aaaaah! Enfin on y arrive. Le mercredi, tout est validé et confirmé. Je décolle le dimanche. Il n'aura fallu qu'une petite semaine pour commander 3 billets d'avion que j'aurais pris en 5min sur un quelconque site internet et réserver 2 hôtels qui ont d'ailleurs tous deux un formulaire en ligne pour faire ses réservations sans même passer un coup de fil. Il faut vraiment une agence pour bien gérer ça...

 

Étape 3: Boulette!

L'étape 3, c'est de ma faute!

J'ai loupé l'avion le dimanche matin pour m'être levé trop tard, et je l'ai raté malgré mes efforts (suis arrivé 10min trop tard, grrrrr!).

Bon, à ma décharge, le samedi soir, j'étais aux urgences avec le bébé suite à une panique causée par nos voisins en voyant de gros boutons rouges sur une large partie du corps qui avaient triplé de volume entre le matin et le soir. Eux nous disaient qu'il fallait aller à l'hosto DE SUITE!

Et le médecin nous a dit qu'il s'agissait d'une simple allergie bénigne... Enfin, mieux vaut être euh... zut... j'ai oublié l'expression en Français, ce sera donc un effet Jean-Claude Vandamme: "Better be safe than sorry!" (mieux vaut être sûr que désolé, à peu près).

Toujours est-il que j'ai raté mon avion.

 

À 5h00 du mat le dimanche, l'agence est comme qui dirait fermée. Heureusement, en tant qu'agence de voyage internationale, ils ont un "service d'urgence"... en Angleterre. Ah, les joies des appels longue distance!

 

Je contacte donc le service. Là, assez bluffant je dois dire, je tombe sur un mec qui me retrouve mon dossier en claquant des doigts, et se met en quête d'une solution alternative.

Alors, pas de chance, la seule solution qui me permette de partir aujourd'hui, c'est de passer par 3 correspondances dont deux qui ne sont plus dispos qu'en Classe Affaire (décidément, on veut m'y mettre!!). Ce qui me permettrait d'arriver Lundi soir heure locale (on gagne une journée en voyageant dans cette direction).

Une petite minute. Si je prends le même vol demain?

Ah ben j'arrive une heure après la solution alternative proposée.

Hum... tout ce bordel pour gagner une heure, ça me semble un chouïa exagéré, non? "Euh... c'est vous qui voyez Monsieur".

Je prends donc le même vol pour le lendemain. Ah non, c'est pas exactement le même. Le vol de correspondance à Newark (à côté de New-York) part à 15h30 au lieu de 17h, j'arrive donc 1h30 plus tôt lundi que je ne serais arrivé dimanche (c'est le même numéro de vol).

Euh, ben ok hein!

 

J'appelle mon chef, qui est ravi de la nouvelle. Non, en fait il est un peu embêté parce qu'on devait faire un déjeuner de travail le lundi et que du coup ça va être chaud parce que j'atterrirai à 18h. Mais bon, il est compréhensif, mon chef.

 

Étape 4: Les correspondances, une question de timing...

 

Je recommence donc le lundi matin. Ce coup-ci j'arrive à l'aéroport à 2h45 du mat pour un vol qui part à 5h30 (vous n'avez jamais remarqué notre tendance naturelle à compenser une connerie en faisant un extrême opposé absolument inutilement ridicule?).

 

Du coup, je ne rate pas mon avion, qui fait Singapour -- Hong-Kong, puis Hong-Kong -- Newark.

Là je découvre la frontière américaine. Je découvre aussi que dans tout ça, je n'avais pas réalisé que je n'avais qu'1h30 entre l'aterrissage et le décollage du vol de correspondance, et que c'est court.

 

À l'atterrissage, je reçois un message de mon chef disant que tout est arrangé: on remplace le déjeuner par un dîner ce soir quand je sors de l'aéroport, si je suis d'attaque bien sûr.

 

Il faut 1h pour passer le contrôle frontière. Une fois ceci fait, il faut choper sa valise, la transmettre pour qu'elle soit envoyée à Austin, se rendre compte qu'en plus il faut changer de terminal, prendre "l'aérotrain" pour le prochain terminal, passer un nouveau contrôle sécurité, courir à la porte d'embarquement, constater qu'il n'y a personne, et pour cause: l'avion a décollé il y a une bonne demi-heure déjà...

 

Hum... je me rends donc au guichet du service client. Le prochain vol est à 20h30.

Question subsidiaire: mais elle est où alors ma valise??

"Et bien Monsieur, considérant que votre correspondance était ridiculement optimiste, il y a une chance non négligeable pour qu'elle fasse exactement la même chose que vous et ait raté le vol. Elle prendra alors le suivant. Sinon, elle vous attendra à l'arrivée dans les bagages trouvés (non ramassés).

-Mais! Euh! C'est pas ma faute! Euh!"

 

J'envoie un message à mon chef pour l'informer que sortir de l'aéroport prend généralement un bon 6h? Non, il ne va pas me croire: il en est sorti hier, lui... Enfin, toujours est-il qu'il ne semble pas disposer à repousser le dîner à 0h00... On se verra demain.

 

Je reste donc dans l'aéroport, à prendre des grands cafés, avec une seule angoisse: après plus de 20h de trajet, si je m'endors, je ne me réveillerai plus, et là ça va devenir compliqué à expliquer...

 

Finalement, j'ai atteint l'hôtel à 0h00, avec RdV à 7h du mat pour le petit déj avec le chef (et je l'ai trouvé hein!).

 

"Alors, ça n'est évidemment pas le plus important, mais on veut ABSOLUMENT savoir ce qui t'es arrivé pendant le vol!"

 

Et visiblement, ça les a bien fait marrer...

 

Étape 5: Deuxième arrêt, Tempe (Arizona)

Le lendemain... enfin, le soir, enfin le mardi quoi!!

Vous vous rappelez, je devais initialement atterir le dimanche soir, finalement c'est dans la nuit de lundi à mardi à 0h00 que je suis arrivé à l'hôtel. Et le soir, je pars pour Tempe. C'est là que mon chef est normalement stationné.

 

Nous ne sommes cependant pas dans le même vol, parce que l'agence m'a dit qu'il n'y avait plus de place sur son vol. C'est là qu'on se rend compte que X-Men c'est pas de la blague parce qu'un grand nombre de ces passagers qui remplissent le vol se sont avérés être complètement invisibles.

Je prends donc un autre vol, m'en vais dans mon hôtel, déjà réservé.

"Alors, vous êtes chez nous jusqu'au 24!

-Ah ben non, jusqu'au 25!?

-La réservation est jusqu'au 24. Vous voulez l'étendre? Étant donné que c'est une requête de dernière minute, vous ne bénéficierez pas du tarif préférentiel de votre entreprise."

 

Alors, l'agence a bien compris que je prenais finalement l'avion le 25 au matin, mais le lien logique avec la réservation de l'hôtel n'a pas atteint les neurones concernés. La réservation a donc bien été faite jusqu'au 24.

 

Pendant que je suis là, je vérifie les billets retour, m'attendant à tout.

Badaboum!

Le retour prévu est:

 

Phoenix-Chicago (ça commence mal, c'est pas la bonne direction) arrivée à 11h25, puis Chicago-Singapour avec escale à Narita (Tokyo), départ à 12h02.

Avec le décalage horaire, ça fait... ah! euh! non! y'a pas de décalage horaire, c'est tout en local: j'ai 37min pour choper la correspondance!!

 

Étape 6: Gestion des risques, un métier ça!

 

Au court de cette semaine, j'ai appelé l'agence aux É.-U.: peuvent pas m'aider, parce que ça a été acheté à Singapour, le service d'urgence: peuvent pas m'aider, parce que y'a plus rien d'autre avant mardi la semaine suivante, et qu'il ne peuvent pas faire rembourser le billet, et je fais comme je veux mais ça va raquer la race à ta mère, et que ça vaut peut-être le coup de contacter plutôt la compagnie aérienne? la compagnie aérienne, qui a basculé l'intégralité de son support client sur un service 100% automatique où il faut crier dans le téléphone pour être reconnu par un robot qui ne comprend pas mon nom --et je ne sais pas trop comment je suis censé le prononcer pour qu'il le comprenne!!-- et n'a aucune option pour parler à un humain sauf à attendre pendant 2h au tél.

 

Mais mon chef me dit que c'est peut-être jouable: même terminal, et prévu pour: aucun contrôle de sécurité additionnelle, transfert de bagage automatique, etc. Du coup je me tâte. Encore qu'il pourrait bluffer pour épicer encore un peu plus mon séjour?

 

Bon ben... on tente le coup quand même!

 

Alors, finalement...

Et bien c'était jouable, et j'ai pas loupé mon avion!

(me voyait déjà en train d'expliquer à ma femme que j'ai raté un énième avion)

 

Par contre, il semble que ce soit maintenant interdit de proposer des correspondances de moins d'1h30... sauf que les billets n'ont pas été achetés localement, mais depuis Singapour. Aaaah, ces régulations, le respect de leur esprit, tout ça!

 

Aucune mauvaise surprise au retour. Vous êtes déçus? Ben pas moi! J'ai mis une semaine à me remettre de ce double décalage horaire enchainé, surtout qu'en volant dans l'autre sens, on perd une journée: suis parti de Phoenix le samedi matin à 7h, suis arrivé à Singapour lundi matin à 00h20. Au revoir mon week-end...

 

Bon! Prochain article sur... ben j'en sais encore trop rien en fait. On verra va!

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:00

Suite de nos aventures avec notre maid qu'on avait recruté un peu plus tôt dans les articles (enfin, en vrai, au mois d'octobre hein!).

Malheureusement, j'ai peur que le titre ne révèle quelque peu la fin de l'histoire. Faite comme si y'avait plein de suspens quand même hein!

 

Je vous avez déjà raconté les histoires abominables de maids et de patrons à Singapour? Et ben c'est pas aussi dramatique, mais la liste des griefs est assez longue:

 

Chère ex-maid:

 

  • Non, je ne suis toujours pas convaincu que c'est un fantôme qui a fait subitement hurler le bébé pendant que vous essayiez de l'endormir. C'est vrai, il paraît qu'il y a une recrudescence de fantômes qui font peur aux bébés que les maids Philipinnes tentent d'endormir. Parfois même ils laissent la marque à l'endroit où la maid a pincé le bébé qui ne s'endort pas assez vite. Ça fait venir la maman en 3secs, et en plus elle prend le relais. Hop, débarassée du fardeau, la maid. Bonus: pendant que Maman endort le bébé, la voilà sans surveillance libre de glander un peu.
  • Curieusement, les tâches qui ne partent pas sur les draps que vous lavez ont disparu au premier coup d'éponge humide même sans savon. Sans doute à cause de la phase lunaire. Saleté de phase lunaire!!
  • Quand on vous propose de nous attendre dehors assise devant une table à l'ombre avec le bébé qui dort, plutôt que nous suivre dans notre tournée shopping dans le mall blindé de monde, c'est en fait pour votre bien. Pour le nôtre, il faudrait éviter de vous barrer 200m plus loin mettant ainsi le bébé sous le soleil et en zone fumeur pour que vous puissiez papoter avec je ne sais qui, nous offrant de surcroît le loisir de jouer à la chasse au trésor parce que voyez-vous: vous n'étiez plus là où on vous avez laissé, et rien ne nous permettait de deviner dans quelle direction vous auriez voulu aller. Le bonus a sans doute été de snobber ma femme pour vous la péter à mort devant votre copine quand elle vous a retrouvées façon "t'as vu c'est moi le boss!".
  • J'ai beaucoup de mal à comprendre comment, pendant que vous surveillez attentivement le bébé qui joue, un de ses jouets a pu casser tout seul. Mieux encore, la barre de métal dans ce jouet est tellement dure que je n'arrive pas moi-même à la tordre de mes mains, ni même en l'écrasant de tout mon poids! La seule manière que j'ai trouvé pour y parvenir est de coincer le jouet sous une porte. Finalement je suis assez content que ce soit le jouet qui soit tordu plutôt que la main du bébé...
    Il va de soi que j'accorde assez peu de crédit à la thèse de "la barre s'est tordue toute seule pendant la nuit". Par contre, je vous ai cru quand vous m'avez dit que vous n'étiez pas dans le coin quand ça s'est passé. Pour votre information, il est là le reproche, le jouet lui-même doit coûter 2€.
  • C'est vrai que vous avez toujours travaillé jusqu'à très tard le soir. C'est d'ailleurs un grand mystère pour nous étant donné que ma femme finit tout ce que vous faisiez en moins d'une journée, et elle s'occupe du bébé seule en plus pendant que je travaille. Évidemment nous ne saurions émettre l'hypothèse que vous trainiez volontairement le plus possible pour finir tard et jouer les martyrs. C'est semble-t-il une autre tactique très connue chez les maids Philipinnes.
  • Aussi incroyable que ça puisse paraître, les bébés boivent de l'eau de temps en temps. Ils ne vont pas la chercher tous seuls, et ne savent pas remplir leurs biberons. Ils boient quand ils jouent parce qu'ils se dépensent beaucoup, et ils boivent pendant les repas. (Non, quand ils s'arrêtent subitement de manger, ce n'est pas forcément parce qu'ils n'ont plus faim mais parce qu'ils ont soif! Cela étant dit, considérer qu'ils n'ont plus faim permet d'écourter la séance). Il est dommage que le concept vous soit toujours aussi étranger après 4 mois passés chez nous (et une soi-disante "expérience" passée).

  • Le bébé vous a bien acceptée au début. Et puis on vous a laissée sortir dehors avec le bébé sans nous pour le promener un peu. Et ensuite le bébé a au peur de vous. Non, ce n'est pas une histoire de bébé qui doit s'habituer. Les voisins nous l'ont confirmé: la seule maid du quartier qui se cache et panique à l'idée que quelqu'un la voit en train de... empêcher le bébé de sortir de sa poussette de force! Ben oui, c'est bien plus simple de garder une poussette qu'un bébé qui court. Vous ne vous êtes cependant jamais demandée pourquoi on ne vous a plus jamais laissée sortir avec le bébé??
  • Et finalement, nous sommes simplement lassés de vous répéter systématiquement les mêmes choses, fatigués d'essayer de passer au-dessus d'une barrière de la langue dont je suis maintenant convaincu qu'elle servait essentiellement d'excuse pour expédier le boulot "ah j'avais pas compris!", fatigués d'essayer d'être compréhensifs. À maintes reprises, je vous avais mis en garde et conseillé de ne pas tester notre patience. Mais, d'après nos voisins en tout cas, vous êtes affectée du même maux que de nombreuses autres maids ici, celui du "des paroles, toujours des paroles, et moi je fais ce que je veux!". Notre patience est usée, mais de toute façon, il y a bien longtemps que votre sort était scellé, ce n'était qu'une question de temps. En effet, comment confier toute la journée et tous les jours notre bébé pendant que nous travaillons à quelqu'un qui a passé 4 mois à utiliser toutes les astuces possibles pour nous convaincre qu'on ne peut pas la laisser seule 1heure sans qu'elle fasse une connerie?

Quand je pense encore au discours des agents sur "notre profil idéal pour une maid: famille peu nombreuse, chambre individuelle avec vie privée, apt de taille raisonnable, couple sans «historique de mauvais traitement», salaire et conditions de travail dans la moyenne. Voilà ce que vous avez décidé de gâcher. Dommage, non?

 

Pour reprendre une expression trouvée dans le bêtisier des évaluations RH:

"Cette employée ira loin. Et le plus tôt elle partira, le mieux ce sera!!"

 

Fort de cette idée, je vous remercie d'avoir fait vos bagages et être sorti de nos vies. Soyez assurée que vous nous laisserez un souvenir impérissable!

 

Prochaine étape pour nous: trouver une autre maid (en espérant avoir plus de chance).

En attendant, on ne vit pas si mal sans. Souvenons-nous que tout ça c'est pour que ma femme puisse travailler!

 

Et voilà! Prochain article très bientôt, puisque sur mon épopée nord-américaine dont je suis déjà revenu...

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 16:32

À vous lecteurs (maman et parfois ma femme, Anne-So aussi, t'es la dernière à lire assez loin pour poster des commentaires):

Une bonne année!

Une bonne santé!

Rentrez pas trop bourrés!

Pour nous, les fêtes de fin d'année ont été l'occasion de nous retrouver dans l'intimité de la famille, afin d'apprécier ces petits moments de bonheur.

Ce qu'il faut traduire par:
-On n'est pas rentré ni l'un ni l'autre dans nos familles respectives
-J'ai bossé comme un porc jusqu'au 30 inclus, donc on a quasiment zappé Noël, j'ai juste fait un gâteau pour "fêter" ça
-On n'a absolument rien fait de spécial au Nouvel An à part nous lever N fois dans la nuit parce que bébé avait mal aux dents et nous on avait pas de gel. ("C'est ton tour de la rendormir! Au fait: bonne année ma chérie!")

Ce qui me permet d'enchaîner sur mes résolutions pour 2012:

Acheter du gel pour les gencives de bébé. D'ailleurs, c'est fait, la pharmacie était ouverte le 1er janvier.

Je crois que non seulement, c'est la première année où j'aurai pensé pour de vrai à mes résolutions au moment de les appliquer, mais en plus, jamais je ne les aurais appliquées aussi vite!

Rendez-vous toutes et tous à l'année prochaine!

Aller: Petite photo pour la route! (on peut pas mettre de vidéo directe, il faut un autre compte, sur un autre site: flemme, pas pratique, tout ça...)

 

2012-01-05 18.59.52-petit

 

PS: Pis d'abord je suis devenu assez Chinois pour en avoir rein à carrer de Noël et Nouvel An. Mi j'feterons l'Nouvel An Chinois! Na!

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