Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Péripéties et impressions d'un Français expatrié en Chine puis à Singapour.

Publicité

Hommage à l'EPSC et petits tracas, Partie 1

Parce qu'il faut également dire ce qui va bien, sinon on ne trouve que des râleurs sur internet, voici un petit article sur le MOM.

 

Non, il ne s'agit pas de sarcasme. Les petits tracas mentionnés dans le titre ne sauraient leur être attribués.

 

Mais qu'est-ce donc? Non, ce n'est pas ma mère en Anglais. Je pourrais faire un article en hommage à ma mère, mais le problème c'est qu'il serait public et je crois bien que ça vous regarde pas ce que je dis à ma momon!!

(Note: Maman: Je t'aime!!)

 

Donc, le MOM, c'est le Ministry Of Manpower. Ministre du travail, ou des travailleurs, ou département RH public géant, ou je ne sais comment expliquer ce que c'est, voilà!!

En particulier, nous allons parler de l'EPSC, qui dépend du MOM.

Non, je n'ai pas dit épicerie, j'ai dit EPSC! Employment Pass Services Center!

 

Toujours est-il que... reprenons le contexte:

 

Nos Visa à Singapour

À Singapour, je n'ai pas de Visa sur mon passeport. Non. J'ai bien le tampon "ch'uis entré", mais pas de Visa à coller sur une page blanche, de préférence en sautant une page, pour mettre le suivant renouvelé sur la page précédente, comme ça se fait en Chine, histoire que personne ne retrouve jamais le Visa en cours (mais si, M l'agent à la frontière: le visa 2010 est juste après le visa 2008, et juste avant le visa 2009, ça tombe sous le sens!!).

 

À la place, vous avez une carte! Une vraie carte format carte de crédit, un peu plus épaisse, rigide et tout, genre ça:

 

Alors, comment ça marche (en simplifié parce que je connais pas bien le système):

Moi, j'ai un Visa de mec bien qualifié qui vient travailler. J'ai donc un "Employment Pass". J'ai le permis de travail, tout ça. Il y a plusieurs catégories d'EP, la RH se démerde avec (ce qui est d'autant plus facile pour elle qu'elle est en Malaysie, on n'a pas de RH à Singapour dans notre boite!).

 

Ma femme et le bébé ont un "Dependant Pass", elles sont là un peu comme le regroupement familial, si vous préférez.

 

Bon, voilà pour notre cas. Pour le reste, vous verrez ailleurs hein!!

 

Comment ça marche?

Et bien après avoir rempli un tas de dossier quand j'étais en Chine (dans lesquels je dois tout de même préciser le diplôme de ma femme!! et ouai, ils savent que si je viens elle aussi, et ils veulent savoir à qui ils auraient à faire?!), on peut soumettre mon dossier.

Bon, je ne dirai rien sur les critères (effectivement, regarder les antécédents de ma femme pour savoir si j'ai le droit de travailler là-bas... bon après tout, c'est bien nous qui envoyons le dossier et par le gouvernement qui nous supplie de venir ; qu'ils fassent comme ils l'entendent chez eux!). Cet article parlera du bureau du MOM un peu plus bas.

 

Je reçois donc par email, ensuite, une "IPA": "In Principle Approval letter". Cette lettre résume le dossier, comporte un numéro, et dis en gros, que mon dossier est, comme son nom l'indique, accepté sur le principe. Cool!

 

Alors, à savoir:

En tant que Français, nous n'avons pas besoin de Visa pour aller à Singapour. Mais sans Visa, nous sommes tenus de rester moins de... zut! me rappelle plus!! 3 mois?? Bref!

Sans Visa, vous devez pouvoir présenter une preuve d'achat de votre billet d'avion retour pour passer la frontière! Et ouai, ils plaisantent pas non plus!

 

Alors sans souci?

Et bien presque! Parce que donc, comme je le disais, nous n'avons pas de RH à Singapour, et c'est donc une agence extérieure qui s'occupait de mon cas.

Et parfois, nous avons eu des couacs de communication. Par exemple, bien que leur ayant dit que mon accès internet était de plus en plus réduit (entre le bébé, les cartons, et bien sûr l'ordi dans le carton, c'est devenu difficile à la fin), je n'ai appris le coup du "billet d'avion obligatoire sans Visa" qu'en consultat mes mails vite fait à l'aéroport avant d'embarquer.

Et c'est bien sûr ce même mail qui contenait la fameuse IPA letter dont je ne soupçonnais pas l'existence avant. Oui, tout ça le jour du départ, à l'aéroport, cool!

 

J'ai pris un vol indirect: Shanghai-Xiamen (Xiamen est en face de Taiwan, si vous lisez ce blog, vous savez que j'y suis passé parce que vous relisez systématiquement tous les articles depuis ouh lààà 2008??) puis Xiamen-Singapour.

Et bien figurez-vous qu'il n'y a pas une seule imprimante en libre service, grauite ou payante, à l'aéroport de Xiamen.

 

Des imprimantes, il y en a. Mais imprimer votre truc à vous, ah non, pas possible.

Et donc, après avoir fait chier tout le personnel de l'aéroport (simple: j'ai fait le comptoir "service Business", qui se résume à un photocopieur et un fax, j'ai fait celui de la compagnie aérienne "ah non on peut pas imprimer autre chose que les trucs du logiciel de l'ordinateur", puis celui de tous les comptoirs où je voyais une imprimante. J'ai même été voir le bureau de police, mais rien non plus).

 

Finalement, c'est vraiment à la dernière minute que j'ai trouvé:

À côté de l'enregistrement des bagages, bureau "privé" de la compagnie aérienne, normalement interdit au public. Ils ont une imprimante... matricielle. Vous savez, le truc antédiluvien avec des rouleaux de feuille à trous.

Bon bon, imprimons.

 

Ah, bonne blague: plus de batterie sur l'ordi portable, pas de clé USB. J'ai dû utiliser leur accès internet. Ah, il est limité leur accès internet, normalement on ne peut pas faire ses mails Google dessus.

Après moultes bricolages techniques qui auraient horrifié leur admin système s'il l'avait su, j'ai réussi à imprimer ma lettre! Sur un magnifique papier rouleau à trous sur les côtés et en deux couches parce que c'est pas censé être pour ses lettres, ce truc, mais plus genre facture avec chacun sa version...

 

Et nous voilà serein, dans l'avion, avec le précieux sésame sur le papier le plus pourri que j'aurais pu imaginer. D'ailleurs l'agent à la frontière a eu un mal de chien à lire les numéros, mais l'important c'est que j'aie le papier non?

 

Je regrette de ne pas l'avoir photographié avant de le jeter, pour le blog, quoi!

 

Je passe donc sans billet retour! Chose faite!

 

Une fois sur place

Vous avez quelques jours (15? je sais plus trop...) pendant lesquels vous pouvez vous promener avec votre passeport et votre lettre IPAs sans carte. Ensuite, il faut aller à l'EPSC pour demander et rechercher votre carte. Ce bureau du MOM est 4ème étage d'un immeuble en centre-ville.

Pour ceci, il vous faut encore tout un tas de paperasse, incluant une lettre de notification pour le rendez-vous à l'EPSC.


Quand je suis arrivé au boulot, ça a été un peu confus. Je sais que dès le premier jour, quelqu'un m'a appelé pour prendre RdV pour moi (on peut faire ça en ligne!).

Problème: après coup, il s'avère que cette personne, dont je n'ai pas saisi le nom, ne travaille pas pour l'agence qui s'occupe de moi.
Je suis donc arrivé à l'EPSC sans la lettre de notification, et sans connaître son existence!

Là ça a été un joyeux bordel.
A l'entrée, des assistant(e)s vous aident à confirmer votre RdV et vérifier que vos papiers sont prêts, pour gagner du temps. Une charmante petite assistante s'est penchée sur mon cas. Elle a beaucoup souffert.

 

Mais que-donc lui ai-je fait??

 

1. Il me manque la lettre de notification. J'appelle l'agence: ah oui... Mais la dame qui s'occupe de moi n'est pas là pour l'instant. Par contre on peut...
Pouf mon téléphone s'éteint. Euh?!

2.L'assistante me prête le sien. Ah mais le numéro de l'agence est... dans mon téléphone.
On recherche donc cette agence sur internet (toujours avec l'assistante). On finit par trouver. Hop, je rappelle. L'agence ne répond plus.
Euh, on fait quoi maintenant??
Je trouve une prise pour recharger mon tél, mais c'est suspect: la batterie ne devrait pas être vide!

3.Je rappelle une énième fois l'agence. C'est bon! J'ai la bonne personne! Ils m'apportent la lettre!
Je dois aller la récupérer dans un magasin au 1er niveau qui s'appelle "Orient..." pouf! Mon téléphone s'éteint pour la dernière fois. Plus possible de le recharger.
Qu'à celà ne tienne. Je remercie l'assistante et m'excuse bien bas pour l'avoir retenue sur mon cas si longtemps.

Faut dire qu'elle a géré: en plus de mon dossier bordélique, elle a continué à accueillir d'autres gens, intercepté une dame qui s'apprêtait à allaiter au milieu de la salle d'accueil, lui a trouvé un coin tranquille, est revenue intercepter un monsieur parti directement en salle d'attente sans rien vérifier/confirmer (voir plus bas). Bref, elle n'a pas chômé. Par contre, toujours désespérée de venir me revoir et d'apprendre que "hum... si ça s'arrange? ben je ne sais pas trop..."
Elle m'informe tout de même que même si j'ai raté l'heure du RdV, je peux revenir jusque 17h, et suivant l'occupation des guichets, il y a de bonnes chances que je puisse passer quand même.

4. Je vais au 1er étage, et m'enquiert autour de moi d'un magasin "Orient"-quelque chose. Un gardien finit par trouver de quoi il s'agit, fier de lui:
"Oriental Paintings"
C'est un magasin de peinture traditionnelles chinoises.

Bon, les tableaux sont beaux, le vieux monsieur à l'intérieur très agréable, mais de toute évidence, je ne vais pas récupérer ma lettre de notification du MOM ici...

Agacé, je repars pour le bureau (il m'a fallu à peine une heure pour venir jusqu'ici, et il m'en faudra autant pour repartir!).

Mais qu'est-ce donc faisons-nous donc?

 

J'appelle l'agence depuis le bureau. Quiproco: eux n'ont su pour mon RdV que ce matin. C'est pourquoi ils ne m'ont rien dit et n'ont pas prévu la lettre.
Bon, ok. Disons que quelque chose a foiré quelque part. Mais tout de même: s'ils n'étaient pas au courant pour le RdV, quand comptaient-ils s'y mettre? Hmm...

Et pour "Oriental Painting"? Ah ben en fait, par "1er niveau", elle n'entendait pas "niveau 1", mais "niveau le plus bas". Et il y a un niveau qui s'appelle "B" (Basement, sous-sol si vous préférez, mais qui donne sur la rue... enfin sur les quais, mais c'est pas la question).
Et à ce niveau, il y a effectivement un autre magasin qui s'appelle "Orientation", qui est plus axé sur le tourisme, et dont la gérante connait bien l'agence.

Bon, la lettre est là-bas, je leur ordonne de l'y laisser, comme ça on sait tous où elle est, plus de souci.

Et on reprend un nouveau RdV.

 

La suite dans la partie 2, séparée parce que même Over-blog trouve que  mes articles sont trop longs...

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article